Toute réussite déguise une abdication. Simone de Beauvoir

Toute réussite déguise une abdication. Simone de Beauvoir


Sans amphibologie, je suis l'archiduchesse des apparences, bien plus qu'un prosaïque soldat de Satan, je suis la baronne des Enfers. Je me noie dans la dépravation, taciturne en surface, je me révèle être un bouillon d'acrimonie dans l'abysse de mon moi. Je me sers des gens comme de vulgaire pantin à peine apte à assouvir mes fantasmes méphistophéliques et non je suis loin d'être séraphique... Et pourtant je me suis rêvée en chérubin, mais il faut se rendre à la cruel évidence, on ne peut être ce que l'on n'est pas. Puisqu' à présent j'ai assimilée que la débauche était mon seul exutoire, dictame face à mon vil fiel, je m'en remets corps et âme à elle, que je devienne sa personnification et qu'à mon tour je prenne sous mon aile glacée les anges du paradis.


«Il faut être toujours ivre. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules, il faut s'enivrer sans trêve. De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous !»
[ Charles Baudelaire ]


# Posté le dimanche 07 décembre 2008 12:39

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 08:28

Dans la nuit je me réveille, je fuis le souvenir du soleil

Dans la nuit je me réveille, je fuis le souvenir du soleil


Les gens et le monde qui m'entoure me semble insane et infâme à ma personne, tous cela n'est que sophisme, de bref moment d'inepties délibérément placées au firmament de leurs abjects existences. Cependant en tant qu'impératrice des faux-semblants, prêtresse de l'hypocrisie, je leurs admets de fin sourires, des rires inaudible avec une tel spontanéité que cela en devient ébahissant. Je me distrais de leur personne, comme un marionnettiste habile, et pourtant en leur présence je me sens mal à l'aise, comme un poids au fond des entrailles, ils me paraissent à des lieux de moi, je ne peux alors que les regarder les yeux ronds, écoutant aberrations et autres futilités qui régisse leurs indigentes vies. Ils m'entourent et m'étouffent, je me sens alors tombée dans les abysses de la niaiserie, je me sens comme inerte, comme si mon cerveau était rentré dans une léthargie cérébrale irraisonnée, je ferme les yeux et m'imagine ailleurs. Je me retrouve alors dans mon monde, celui de la suavité, de la préciosité, celui de la perfection tous simplement. Cela me donne alors encore la force de me relever pour une énième fois, d'affronter leur méphitiques personne, de les regarder droit dans les yeux et de leur sourire, de redevenir l'angelot sot que je suis à leurs yeux.

L'avilissement ne passera pas par moi, mon avidité de perfection mentale et physique me semble bien au-delà de tous protocoles et autres formalités.


Marine 17 ans, Précieuse et Saugrenue.


# Posté le samedi 06 décembre 2008 13:10

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 08:52

Où dorment les monstres

Où dorment les monstres
Comme un enfant chétive, horrible, sombre, immonde,
Dont sa famille rougirait,
Et qu'elle aurait longtemps pour la cacher au monde,
Dans un caveau mise au secret.

CONFESSION
Charle Baudelaire



# Posté le lundi 29 décembre 2008 17:31

Modifié le vendredi 23 octobre 2009 16:18

La plupart des gens désirent bien plus avoir des vêtements à la mode, ou du moins propres et sans raccommodages, que d'avoir la conscience nette - [Henry David Thoreau]

 La plupart des gens désirent bien plus avoir des vêtements à la mode, ou du moins propres et sans raccommodages, que d'avoir la conscience nette - [Henry David Thoreau]
Rédemption d'un soldat de Satan


J'ai mûrie, j'ai acquis le sens de l'acuité et du discernement, je me suis rendue d'une effroyable lucidité. Je préfère dès lors abjurer sur toute cette débauche et fantaisie aussi peu enviable que la pire des teignes, je me détourne du chemin que j'ai sans discernement tracé durant mes années d'insouciance inepte. Je me défais peu à peu de tous ces histrions mal attentionnés, exhibant toute leur cruauté, qui pourraient venir mettre en écueil cet avenir glorieux et empli de promesses, que je cède m'offrir et que j'hérisse dès à présent comme le nouveau dogme de ma juvénile vie. Ne voulant point être apparenté à ces déplorables, je m'efforcerai de me rendre unique chaque jours passés à côté de leur méphitique petite personne, de ce fait , je m'infligerai de faramineuses orthodoxies pleines de grâces et de délicatesses, qui mettrons surement mon esprit et mon corps en torture, mais qui auront pour ambition de me lier de plus près avec ce que je qualifie de perfection.


Je vous dis adieu médiocres et vils dépravés, après tout même les livres ont raison de vous.



# Posté le mercredi 24 décembre 2008 09:27

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 08:57

Ne sois pas si Français !!

Ne sois pas si Français !!


Je ne peut concevoir la vie sans prise de risques, ne point en prendre, être amorphe et choisir d'être porté par la morne esquif de la vie, c'est être lâche ! Hors à mon grand malheur et à vôtre grande opprobre, ce fléau, cette ignominie, cette abjecte couardise et de plus en plus rependue. Par qu'elle appétence la race humaine en est-elle arrivée à cette machiavélique apothéose ? Qu'importe la raison, cette poltronnerie si insipide et odieuse soit-elle, personne ne semble vouloir la mettre en anathème, au contraire certain semble même l'appliquer comme maxime, bien qu'elle soit à mon sens l'artisan de l'avilissement de notre société...






# Posté le lundi 08 décembre 2008 06:36

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 08:58